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Première résidence de recherche à L’L

WHO CARES ? résidence 1 (02 au 22 octobre 2016)

recherche en solo

Fin de la première résidence de recherche au théâtre de L’L à Bruxelles.

Avoir la liberté de chercher, sans obligation de résultat. Voila ce qui est offert à L’L. Et il n’est pas si facile de se débarrasser des vieux réflexes « productivistes » liés aux schémas de production du spectacle vivant.

Il faut réapprendre à creuser ses problématiques, à documenter sa pratique de manière plus soutenue. Il faut lutter contre l’angoisse et la peur du vide. Un travail de ré-appropriation de son expression en somme. Un travail salutaire.

Merci à l’équipe de L’L : Michelle Braconnier, Laurence Patteet et Olivier Hespel pour leur accompagnement.

Prochaine résidence en janvier 2017.

WHO CARES ?

Peut se traduire par :

Qui s’en soucie ?

C’est la traduction littérale.

Mais aussi, et c’est son acceptation la plus courante, par :

« rien à cirer »  Ou « Qu’est-ce qu’on en a à foutre ? ».

Moi je m’en soucie. dit une voix d’enfant.

Les enfants sont désarmants. Et vous comblent de smiley.

Tu es adorable. Moi aussi je t’aime. Va voir ta mère s’il te plait. Papa travaille.

Tu sais, le théâââââââtre.

Tu écris des dialogues.

Tu écris des dialogues pour des personnages.

Ecoutes je n’ai pas encore vraiment de personnages. Pour l’instant je travaille plutôt sur une notion, un thème. J’essaye de le cerner et d’intégrer ses ramifications.

Je cherche un chemin dans une forêt si tu veux, et pour l’instant il n’y a pas de personnages pour m’accompagner. Descartes aurait passer son temps à aligner des arbres pour s’orienter et garantir une trajectoire solide. Mais ton papa est beaucoup moins organisé que tonton Descartes.

Il y aura des morts comme la dernière fois.

Oui plein. Et les autres personnages ne daigneront même pas les regarder mourir. Ce sera vraiment tragique. Allez va voir ta mère.

Et arrêtes de pleurer.

NOTE POUR PLUS TARD : DOUCEMENT SUR LE PATHOS.

Ce ne sera pas un appel à la pitié. Il n’y a aura pas de muezzin du pathos en train d’hurler en haut d’un minaret de douleur.

L’appel à la pitié crée de l’indignation, pas de l’empathie. Il sature l’imaginaire

Les médias ont déjà pris le créneau.

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